150 ans le clip

Le 8 juillet 2017, les bénévoles de la station SNSM de l’Aber Wrac’h organisent une grande fête pour les 150 ans de la station et les 50 ans de la SNSM.

La pérennité des stations SNSM, et donc du sauvetage en mer, repose sur la générosité du public. Nous aider pour cette journée (en cliquant ici), c’est aussi nous aider à faire prendre conscience de la nécessité du soutien de tous. La fête du 8 juillet est donc essentielle pour les navigants et bénévoles de la station.

Transmanche 2016

Vendredi en fin d’après midi le CTT et la VL ont accompagné le départ de la transmanche organisée par le Yacht Club des Abers.

Samedi matin le 60 pieds MACSF skippé par Bertrand  Debroc a démâté après avoir passé le brise-lames de Plymouth. A 14H00 , le CTT est parti à sa rencontre pour le remorquer. 

Histoire : Interventions de 1952 à 1954

Le 11 mai 1952, l’on inaugurait le Canot de Grand Sauvetage (nom donné par les Hospitaliers Sauveteurs Bretons) sorti des chantiers Le Mestre de Fécamp, le « François Roland », résistant tué le 6 août 1944 à Kerbabu en Lannilis lors d’une attaque d’un blokhauss allemand. Il était membre de l’équipage des sauveteurs de l’Aber Wrac’h.

Quel bonheur pour l’équipage de pouvoir enfin sortir avec ce magnifique canot. Quelle récompense pour les vaillants sauveteurs de la station d’être enfin à l’abri sans rames lourdes à manier et de garder ses forces pour se porter au secours des marins en perdition. Le patron, Guillaume Pérhirin, comparaît son ancien canot à rames « la Madeleine » à ce moderne

CTT (Canot Tous Temps, nom donné par la SNSM après la fusion en 1967). Le Télégramme de Brest titrait le lendemain de l’inauguration, en toute modestie bien entendu : « Le canot de Sauvetage François Roland, l’un des plus beaux du monde, est arrivé hier après-midi au port de l’Aber Wrac’h !! (Cahiers de Landéda).

Le nouvel abri du canot avec sa rampe de mise à l’eau permettait les sorties par tous les temps.Les rapports de sorties du canot sont brefs, sans fioritures mais précis. Le patron Guillaume Pérhirin et son équipage doit s’habituer aux toutes nouvelles technologies (radioHF, moteurs, projecteur, instruments de bord etc. … Il faut parcourir ces documents pour comprendre le rôle de ces talentueux sauveteurs dans les pages de ce simple cahier d’écolier. Toujours prêts à affronter les tempêtes avec ce nouveau canot, les sorties seront plus fréquentes, malgré les éléments déchaînés.

Certains retrouveront dans les noms de l’équipage des parents disparus, des anciens amis, tous des personnages hors du commun n’hésitant pas à sortir 24 heures sur 24 par tous les temps pour le sauvetage en mer. Il faut également penser au courage des épouses préparant leurs hommes pour les sorties, attendant dans l’angoisse leur retour. Elles étaient indispensables dans leur vie pour les aider dans ces moments éprouvants et elles le sont toujours. Le drame de 1986 avec la disparition de cinq sauveteurs du « Capitaine de corvette Cogniet » restera toujours pour Landéda et la France un douloureux souvenir.

Ces pages de rapports représentent la mémoire de la station avec cette nouvelle vie d’après guerre avec ces nouveaux moyens de sauvetage. Pensons très fort à ces moments intenses avec le respect dû à ces hommes cités dans ces pages marquées par le temps mais si captivantes dans ces récits de courage et d’abnégation. Ils ont toujours le même enthousiasme pour permettre aux nombreux navigants d’approcher en sécurité nos côtes si dangereuses.

Jean-Claude PASQUIER (Historien de la station)